Liste Vincent CARLOTTI
Socialistes, à Gauche, Pour la Corse


Malgré un exceptionnel environnement naturel, malgré les financements de l'Etat et l'Europe, malgré de nombreux talents, la Corse ne va pas bien. Nous le constatons chaque jour.

La France ne va pas mieux. Ce qui n'est d'ailleurs pas le produit du hasard. La politique de MM. Chirac, Raffarin et Sarkozy est aussi néfaste à l'ensemble du Pays qu'à notre région. Là bas comme chez nous, la récession économique, la remise en cause des conquêtes sociales et la volonté de favoriser les nantis, produisent les mêmes et dramatiques résultats. On a du mal à boucler les fins de mois, à trouver du travail, à assurer l'avenir de ses enfants. On se dit que les temps sont durs pour ceux qui n'appartiennent pas au monde des privilégiés.

Ici, chez nous, le non développement, le malaise social, un territoire en miettes caractérisent l'existant et semblent préfigurer l'avenir.

Les statistiques officielles du chômage, qui se veulent optimistes, masquent la réalité déplorable de l'emploi salarié dans le secteur privé. La majorité des emplois offerts sont précaires, saisonniers, souvent mal déclarés, mal payés. Quant aux perspectives de carrières, elles sont étriquées ou inexistantes.
  Le malaise social est de plus en plus perceptible. La violence politique, la délinquance, le banditisme ainsi que le regain du clanisme, du campanilisme et du clientélisme minent la société et la démocratie.

L'équilibre territorial est gravement atteint. Le désert de l'intérieur progresse. Dans nombre de microrégions de montagne, un point de non retour est peut-être déjà atteint. Plus grave encore, des territoires naguère reconquis et repeuplés, comme la Plaine Orientale, sont à nouveau sinistrés.

A tout cela, il y a des causes et des responsables. A tout cela, il existe des remèdes et des solutions.

La gestion à la petite semaine des affaires publiques par une classe politique, qui n'a jamais rompu avec le clanisme et l'esprit de clocher et se donne au clientélisme, est la cause principale du désastre. L'intérêt général est en effet sacrifié au profit des clientèles et des groupes de pression.

La recherche effrénée de solutions institutionnelles a masqué la difficulté de nos élus à se mettre au travail et à choisir la voie du développement au service de la collectivité.
  Pourtant la Corse dispose des compétences institutionnelles et des moyens financiers d'agir en ce sens. L'heure de passer aux actes est donc plus que venue.

Au fond, les responsables, vous les connaissez bien, ils sont aux affaires depuis plus de 20 ans. Vous les retrouvez d'ailleurs dans cette élection. Pas un ne manque à l'appel. Revêtus d'une couche de probité candide et bardés de compétences autoproclamées, ils expliquent qu'ils feront tout demain. Feignant d'oublier qu'ils n'ont pas su le faire hier…

Des remèdes et des solutions existent cependant. Ils demandent une vraie volonté politique, du sens de l'intérêt général et de la constance. Ils exigent aussi, bien sûr, de faire un choix de société. Car, contrairement à ce que disent les bonnes âmes qui ont intérêt à le faire oublier, la Gauche et la Droite, ce n'est pas du tout la même chose. Vous le constaterez d'ailleurs en parcourant ce document.