La crise du logement frappe l'ensemble de l'île. Il est difficile voire impossible de trouver le moindre appartement à louer à Bastia, Ajaccio, Porto-Vecchio ou Corte. Il en est de même aux périphéries de ces villes et dans les principaux bourgs de Corse. Quant au logement social, il est saturé de demandes. L'attente des familles est de plus en plus longue.
Les prix des loyers sont exorbitants. Entre 800 et 1000 euros / mois pour un F 4 en centre ville, 400 euros pour un studio ! Les salaires versés en Corse étant d'au moins 20 % inférieurs à la moyenne nationale, comment croire qu'un salarié puisse trouver à se loger avec sa famille ? Comment imaginer développer l'économie si l'on n'est pas en mesure d'offrir un toit décent et financièrement abordable aux insulaires ou à la main d'œuvre venue d'ailleurs ?
La Droite a négligé ce secteur pourtant compétence régionale depuis 1982 et assurément vital pour le bien être des hommes et le développement économique. Personne ne l'a vraiment pris en charge depuis des années. Il est bien loin le temps où la Gauche, sous la direction de Prosper ALFONSI, avait désigné un vice-président de l'Assemblée de Corse chargé de la politique du Logement. Cela doit changer !
Ce que nous ferons : 4000 logements sociaux en 5 ans, une Banque des sols
Politique du Logement : un Monsieur ou Madame Logement (Conseiller Exécutif officiellement chargé du Logement) ; une mobilisation des crédits (PEI, programmes contractuels, emprunt) nécessaires à la construction ou l'acquisition / rénovation de 4 000 logements sociaux en 5 ans en ville et dans le rural.
Banque des sols : création par l'Assemblée de Corse d'une Banque des Sols afin de créer, en partenariat avec les autres collectivités insulaires et les organismes HLM, des réserves foncières indispensables à la construction de logements sociaux neufs en milieu urbain et que soit limitée la spéculation foncière qui fait aujourd'hui des ravages.